Fiche

The Legend of Zelda : Twilight Princess


La note globale moyenne

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"Si j'connaissais l'con qu'a fait sauter le pont..."

Les conditions du test

Oblivion a joué à The Legend of Zelda : Twilight Princess pendant quelques jours

  • Version commerciale

L'avis de Oblivion
  
 Bon, on y est, la boîte de jeu a peine ouverte on sort religieusement la galette de son support pour l’insérer dans la Wii deja ronronnante, en sachant pertinament qu’elle ne va pas en sortir pendant quelques dizaines d’heures, et l’euphorie nous gagne en pensant aux nuits blanches qui nous attendent, la larme a l’oeil et la tendinite au poignet, tels des junkies ludiques que nous sommes, bordel !


Car oui, cher lecteurs, c’est aujourd’hui de The Legend of Zelda : Twilight Princess que l’on parle.


Moteur, action !

  Dès le lancement du jeu, une courte scène d’introduction nous apprend une chose : la réalisation graphique du jeu est digne d’une réalisation de cinéma. Certains plans, les décors, les paysages, les effets de lumière, tout est fait pour scotcher le joueur et l’embarquer dans l’aventure, pour un peu on poserait la Wiimote et l’on s’attendrait a voir le film se dérouler sous nos yeux. On se prend a retrouver des ambiances et des impressions qu’on a put ressentir dans les westerns de Sergio Leone, mais aussi dans des films comme Willow ou Indiana Jones.

De plus, la musique est géniale et contribue réellement à l’ambiance. On retrouve la plupart des thèmes classiques de Zelda, ré-arrangés pour certains, et de nombreux thèmes originaux. Pas grand chose a dire du côté des effets et des ambiances sonores, rien de remarquable mais rien qui ne casse l’immersion, et c’est déjà bien.

 Tant qu’on en est a parler de la réalisation, les mouvements de caméra sont bien gérés dans l’ensemble, avec un petit bémol néanmoins pour certains positionnements lors des combats lorsque l’on se verrouille sur une cible qui peuvent rendre hasardeuse l’éxécution de certains mouvements particuliers, mais pas de quoi crier au scandale, ça a peut-etre dut m’arriver sur trois ou quatre combats dans tout le jeu.

En gros, pour résumer la question de la réalisation : on est vraiment dedans, et à l’heure où on voit sortir pas mal de production froides et sans âme dans le domaine du jeu vidéo, ça fait du bien de se laisser happer comme ça.


Un jour sans fin

 
  Bien, commençons par une brève présentation du scénario :
Vous incarnez une fois de plus le célèbre Link, éternel sauveur de la princesse Zelda et du Royaume d’Hyrule (qui semble, malgré ses efforts et prouesses successifs, être condamné à chaque épisode à devoir s’élever de sa modeste condition pour sauver le monde, comme quoi, ironie de la vie d’un héros de jeu vidéo, les efforts ne payent pas toujours), Link disais-je donc qui occupe visiblement avec bonheur un poste de berger dans le paisible village de Toal au début de l’histoire. Paisible ? pas tout à fait, puisque c’est justement l’intrusion d’une bande de monstres dans Toal qui vont lancer notre jeune héros a l’aventure. Car, comble de malchance, il se trouve qu’Hyrule est en pleine agitation : le monde de l’ombre envahit celui de la lumière, jetant son voile crépusculaire sur les terres de la princesse Zelda, transformant ses habitants en spectres et provoquant l’apparition de créatures issues des ténèbres.
 
 Bon, jusque là me direz-vous, rien de bien nouveau pour quiconque a un peu suivi l’heroic fantasy des trente dernières années. Certes, mais ce serait sans compter le fait que notre héros est touché par une malédiction : dès qu’il entre sur des terres touchées par le voile de l’ombre, il se transforme en loup, acquérant ainsi des sens hyper-développés lui permettant de suivre certaines odeurs a la trace, de voir ce qui serait invisible aux yeux d’un humain et bien plus... De plus, au cours de son intrusion dans ce monde de ténèbres, Link rencontre Midona, une étrange créature issue du crépuscule qui semble en savoir beaucoup sur ce qui se trame et qui semble avoir des objectifs commun avec ce dernier. C’est donc guidé et assisté par Midona que Link va évoluer tout au long du jeu.

Enfin, je ne peux dire qu’une chose : le scénario est prenant, il monte en puissance tout au long du jeu, et lorsque l’on voit s’afficher le mot "fin", on ne peut s’empecher d’avoir un petit pincement au coeur et d’en vouloir encore.


La marche du manchot

   Passons maintenant a la question cruciale de tout jeu Wii actuellement, particulièrement chez nos amis handicapés du pad (ils sont nombreux et nous les saluons) : le gameplay et l’ergonomie.
 Bon, que dire du gameplay, pour la plus grosse partie c’est du Zelda classique. Pour ceux qui ne connaissent pas : vous viviez probablement dans une grotte pendant les quinze dernières années et du coup je doute que connaître les détails du gameplay soit votre plus grand soucis actuellement... bon je vais quand même faire un effort : notre héros évolue en vue a la troisième personne a travers champs et vallées, montagnes et forêts mais surtout, donjons. En effet, le coeur de tout bon Zelda consiste en de nombreux donjons comprenant des énigmes et des puzzles que notre héros devras résoudre, acquérant au fil de ces derniers des objets conférant des pouvoirs divers et variés dont Link devras user pour vaincre les épreuves sur son chemin.
 
 Voilà les grandes lignes du concept de la saga Zelda. Concernant Twilight Princess, le concept est respecté, on retrouve même plusieurs objets des versions antérieures, avec toutefois des utilisations parfois un peu différentes. Effectivement, l’apport de la Wiimote permet certaines nouvelles experience de gameplay : les coups d’épées sont effectués en mimant les coups de la main tenant la Wiimote, tandis qu’effectuer certains mouvements au Nunchuk permet d’éxecuter certaines attaques speciales. Plus classique, le tir a l’arc ou l’utilisation du boomerang par exemple se fait en vue subjective en visant directement l’écran.
Une utilisation particulièrement "fun" est sans conteste la pêche, avec tout d’abord la pêche au coup ou un ferrage rapide au bon moment suffit, mais aussi et surtout avec la pêche au lancer, où l’on fait nager le leurre grace a la Wiimote tandis que vous moulinez comme un malade avec le nunchuk : un vrai moment de délire qui pourras même bluffer les fans de pêche : croyez-moi, j’ai testé.

 On retrouve aussi certains minjeux qui utilisent la Wiimote, vous demandant de faire évoluer une bille sur un plateau en inclinant la Wiimote, utilisation qu’on peut retrouver dans d’autres jeux Wii, mais qui est toujours fun pour se changer un peu les idées.

 Au final, le combo Nunchuk+Wiimote est superbement ergonomique, et même si le jeu n’a rien d’extraordinaire en terme d’exploitation des possibilités de la Wii, les utilisations qu’on en fait durant le jeu apporte des petits plus bien appréciables qui ajoutent encore a l’immersion.



Minority report

   Parlons enfin des points noirs du jeu, parcequ’on va pas non plus jouer les flagorneurs, même s’ils sont peu nombreux.
 Tout d’abord, a mes yeux le plus dommageable : le jeu est facile. Les énigmes sont la plupart du temps aisément déchiffrées, les stratégies pour tuer les boss sont explictes, à grand renforts d’effets cinématiques et de zooms sur les points importants du combat (un peu comme les recettes de Robuchon). De plus, si par hasard vous veniez a être en panne d’inspiration, consulter Midona vous permettras généralement d’acquérir de précieux indices. En gros, c’est du tout public, et vu que le jeu m’a malgré tout tenu en haleine durant 60 heures (bon, j’ai un peu cherché a tout faire et j’ai pas mal pêché, j’avoue) ce n’est pas vraiment dommageable pour la durée de vie de ce dernier.
 
 Ensuite, on noteras l’absence de tout mode multijoueur, ce qui n’est pas surprenant vu le genre du titre, mais qui aurait été appréciable au même titre qu’un Four Sword compris dans l’opus The Legend of Zelda :The Minish Cap sur Gameboy Advance.

 Enfin, et malgré - entre parenthèses - un apparent amour étrange des scénaristes pour les ponts détruits ou disparus (fallait bien que je la colle cette remarque, sinon ma phrase d’intro est incompréhensible... je sais, désolé, il est tard), le jeu est trop court, après 60 heures on en veut encore, mais je crois que le double n’y suffirait pas pour nous consoler de voir se terminer cette fantastique aventure.

 D’ailleurs je conclurais sur ça, The Legend of Zelda : The Twilight Princess est un conte, une fable comme je n’en avais pas vu depuis longtemps. Riche, immersif, disposant d’un gameplay solide et d’une fraîcheur sans conteste, ce titre est un titre incontournable pour tout possesseur de Wii. Laissez-vous conquérir, vous ne le regretterez pas.


.Oblivion
Les points forts et les points faibles du jeu
Points fortsPoints faibles
  • Une aventure riche et immersive
  • Une réalisation sans tache
  • Le monde de Zelda, on aime ou on deteste, personnellement j'adore
  • Une difficulté un peu trop faible
  • Un rien de déjà vu a certains niveaux pour les habitués de la série
  • Comme un bon bouquin, on en voudrait encore même une fois l'aventure finie
Le verdict !
92%
Graphisme : 9 / 10
Son : 9 / 10
Gameplay : 9 / 10
Durée de vie : 8 / 10
Multijoueurs : 1 / 10
Note globale : 92 / 100

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