Accueil » Articles

Fiche

Mario & Sonic aux JO
[GC] JO, c’est plus fort que toi ! - par PinGun, exodere le 29/08/07


Il n’y a pas de sots métiers, mais il y en a quand même certains un peu plus fatiguant que d’autres. S’occuper des présentations presses sur un salon en tant que démonstrateur demande déjà pas mal d’énergie, d’autant que la tache est assez répétitive. Mais quand en plus vous êtes sensés faire en boucle des démos de Mario & Sonic at the Olympic Games, sur Wii, on atteint les limites physiques du gamer moyen. On en connait quelques uns qui doivent bien être contents que le salon soit fini. Ils repartent chez eux avec les biceps de Bowser comme seul goodies. Côté observateurs, les bras sagement croisés au repos, le spectacle fût assez réjouissant.

Pierre de Coubertin doit être heureux de voir que ses JO ont même réussi à unir ceux que près de quinze ans de marketing acharné avaient érigés au rang de frères ennemis : Mario et Sonic sont pour la première fois dans un même soft. Et c’est même Sega, en bon « perdant » de l’ancienne guerre des consoles, qui s’est occupé du développement du jeu. Le plus amusant est de voir que Sega se régale en travaillant sur une machine Nintendo, qui l’eu cru ? Les joueurs sont en tout cas bien contents de retrouver ces deux grosses licences pour le jeu officiel de Beijing 2008, les précédents soft consacrés aux JO étant bien souvent un peu trop solennels. Imaginez Mario, Luigi, Peach, Bowser, Yoshi, Sonic, Knuckles, Tails, Amy et Robotnik courir un 100 mètres ensemble et vous êtes déjà conquis. On ajoute le game play si particulier de la Wii et on obtient un joli produit prêt à rejoindre tous les salons équipés de la petite boîte blanche. L’idée même du jeu est tellement séduisante qu’elle semble se suffire à elle-même. Est-ce que la réalisation s’avère au niveau ?


On commence avec joie et émotion par le choix du personnage qui n’est pas seulement un avatar tout bête à l’effigie de nos vieux héros du jeu vidéo. Chaque personnage a ses propres stats et donc ses épreuves reines, mais aussi ses défauts. Certains seront plus indiqués pour les joueurs débutants (comme Mario par exemple qui est très polyvalent) alors que d’autres révèleront un potentiel énorme, de ceux qui font exploser les records, entre les mains des joueurs qui ne commettent plus d’erreur (Sonic est extrêmement rapide à pleine vitesse, mais il démarre toujours aussi lentement).

Arrivée dans le stade, on s’échauffe un peu pour éviter le claquage, on prend fermement sa Wiimote et son Nunchuk et on s’excite toujours autant que dans les précédents jeux olympiques sur console, l’effet Wii en plus. Pour le 100 mètre, si il demande un peu de timing pour le démarrage (en relachant la touche B au bon moment), le sprint se fait en secouant ses bras comme un malade.

Le triple saut commencera par une course similaire qui se fixera automatiquement, vous laissant le temps de déclencher tranquillement la première impulsion, puis la seconde et la troisième, en prenant soin de ne pas trop lever la Wiimote, ce qui enverrait votre personnage plus haut que loin. La faute de ligne ne pardonne pas non plus. Vous pouvez également poussez le public à battre des mains avec vous en tapant des mains au dessus de votre tête avant votre course d’élan, pas besoin d’entrechoquer les manettes non plus, mais pour l’immersion l’effet est garanti.

 

 


Pour les mouvements bizarres devant sa télé, le lancer de marteau n’est pas mal non plus. Il faut faire tournoyer la Wiimote au dessus de sa tête et déclencher le lancer au bon moment. Bowser a vraiment tout ce qui faut quand il s’agit de balancer un objet au loin, pour une fois que ce n’est pas lui que l’on fait tournoyer.


Le système du tir à l’arc est aussi astucieux, Nunchuk tendu devant soi, on « tire » la Wiimote vers ses yeux tout en ajustant les deux viseurs et en prenant en compte le vent, pas évident de la mettre dans le mille. 
     


Nous avons pu enfin essayer nous même le 110 mètres haies. C’est aussi fatiguant et accessible que ça en à l’air, bien qu’il suffit d’appuyer au bon moment sur la touche B pour passer une haie.

       


Le jeu est au final bien réalisé, très soigné, parfaitement jouable et plutôt fun mais on ne peut s’empêcher de penser qu’il manque un peu de fantaisie dans ce croisement de licences habituellement plus fofolles que cela. Le côté jeu officiel des JO 2008 de Beijing ne doit pas aider à imposer des idées loufoques. Si les personnages sont tels qu’on les connaît et donc bien fantaisistes, il est dommage de voir que tout ce qui est autour est d’un sérieux à la limite de l’austère. Le game play très efficace est malgré tout le minimum syndical sur Wii au niveau des idées. Et si vous êtes le meilleur dans une discipline, aucune carapace rouge (ou verte ou bleue avec des piques) ne viendra contester votre suprématie. On a un peu le sentiment que Mario et Sonic servent uniquement d’habillage pour les athlètes. Sans faire trop la fine bouche, disons que le jeu est actuellement très plaisant alors qu’il aurait pu être beaucoup plus euphorisant. Mario & Sonic at the Olympic Games apparait comme un jeu dans lequel la performance prime. Quand on voudra vraiment se marrer à plusieurs, on se tournera plus vers un Lapins Crétins 2 autrement plus décalé. On se fera tout de même un grand plaisir de participer à ces jeux olympiques lors de la sortie du soft en novembre 2007.

    


0 Commentaires Réagissez !